Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 23:43

 « Nous ne coalisons pas des Etats, nous unissons des hommes » a dit Jean Monnet (1888-1979)


Être citoyen européen c’est vivre, travailler et évoluer au sein de l’Union Européenne. C’est être l’un des 499,7 millions d’habitants qui la peuplent.

Etre citoyen européen c’est aussi avoir le droit de voter afin d’exprimer ses opinions et ses idées politiques, économiques et sociales. Voter pour élire son représentant, « l’Eurodéputé », au Parlement européen. Le vote est le pouvoir politique du citoyen, l’action par laquelle il s’implique dans la vie démocratique européenne.

Être citoyen européen, c’est être Français, Allemand, Anglais, Italien, Hongrois, Espagnol, Portugais, Roumain, etc. C’est se prénommer Fabien, Bryan, Dirk, Juan, Giovanni, Abdel, Adama, Andreas, Oswald, Clara, Marcus, Svetlana, Anna ou encore Boris. Ainsi la citoyenneté européenne est partagée par tous les citoyens nationaux des pays composant l’Union Européenne.

Aujourd’hui les citoyens prennent de moins en moins conscience de leur citoyenneté européenne.  L’évolution du taux de  participation aux élections européennes depuis 1979 l’atteste.

 

Taux de participation aux élections européennes 1979-2009

Source :  http://www.europarl.europa.eu/parliament/archive/elections2009/fr/turnout_fr.html

Ce graphique est explicite. Les citoyens se désintéressent de plus en plus des élections européennes et donc de leur principal droit de citoyen, le vote. Par extension, il est censé de considérer que le citoyen se détacherait, s’éloignerait de sa citoyenneté européenne. Cette tendance doit être inversée afin que les habitants se sentent citoyens et s’impliquent dans le système démocratique européen.

Le manque d’intérêt, le manque de connaissances, l’éloignement géographique ou encore l’incompréhension du système politique et économique européen sont autant de raisons expliquant cet état de fait.

Ceci étant dit, il est important d’apprécier et d’analyser comment le citoyen peut vivre et penser pleinement sa citoyenneté a sein de l’Union Européenne.

Avant tout le citoyen doit être informé, même mieux il devrait s’informer. Le blog Contact-Europe 77 a été créé par l’association Dojo Pajot en ce sens. Il informera les citoyens. Ces derniers pourront y trouver les réponses à leurs questions et ainsi saisir le sens de leur citoyenneté européenne. Ils sont invités à y laisser leurs remarques et commentaires.

Ensuite, le citoyen doit participer à des évènements, des projets et des manifestations à caractère européen. Séminaires, voyages, conférences, rencontres interculturelles, expositions ou spectacles sont autant d’opportunités à vivre, à organiser ou encore à développer pour et par le citoyen. Europe contact 77 permettra à tous de saisir ces opportunités et de construire leur citoyenneté. En effet, le blog mettra à dispositions des lecteurs tout un ensemble d’évènements ou autres projets européens ayant lieu en Ile-de-France et ailleurs en Europe.

Enfin être citoyen européen c’est réfléchir à sa place dans la société, échanger avec les autres acteurs sociaux, exprimer ses opinions et de développer ses projets. Notre association, le Dojo Pajot, sollicite chaque citoyen européen à travers ce blog afin qu’il s’exprime librement sur tous les sujets qui seront développés sur le blog.

Europe-contact 77 offre au citoyen la possibilité de découvrir leur citoyenneté et échanger avec leurs pairs à travers des articles, des interviews, des vidéos et des photos. 

Julien L.

Vice président du Dojo Pajot

Administrateur du blog

 

Pour aller plus loin…

 

Droits élémentaires des citoyens européens

Tout citoyen d'un Etat membre de l'Union européenne est de fait citoyen européen. La citoyenneté européenne confère à ses bénéficiaires un certain nombre de droits nouveaux : vote et éligibilité aux élections européennes, protection consulaire, recours en justice...

Parmi ces droits, celui de circuler librement en Europe, une mesure qui concerne aujourd'hui 25 pays membres de l'espace Schengen - 22 Etats membres de l'UE et 3 Etats associés, l'Islande, la Norvège et la Suisse. Tout individu, une fois entré sur le territoire de l'un des pays membres, peut franchir les frontières des autres pays sans subir de contrôles.

La libre circulation des personnes au sein de l'espace Schengen est garantie par une protection renforcée aux frontières extérieures de l'espace et par des politiques européennes dans le domaine de la sécurité et de la justice.  

Source : http://www.touteleurope.fr/fr/actions/citoyennete-justice.html

 

Le 5ème rapport sur la citoyenneté de l'Union

 Adopté le 15 février 2008 par la Commission européenne, ce rapport évalue l'application des droits accordés aux citoyens de l'UE pour la période 2004-2007. Il en ressort que les citoyens européens sont de plus en plus nombreux à faire des études, à se marier, à vivre ou à travailler dans un État membre dont ils ne sont pas ressortissants. Malgré ce constat positif, la Commission veut améliorer les moyens utilisés pour informer le citoyen de ses droits, afin qu’il puisse en tirer tout le parti possible.

Voir le rapport (pdf)

http://www.touteleurope.fr/fr/actions/citoyennete-justice/les-droits-du-citoyen-europeen.html

Par contat-europe77 - Publié dans : Débats
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 14:53

Citoyenneté active
Mercredi 10 mars de 14h à 17h au CIDJ à Paris.

A l’occasion d’une séance d’information sur la citoyenneté, venez découvrir les différentes formes d’engagement : voter, être actif dans une association, faire du bénévolat…

2 thèmes à approfondir

. le Conseil Régional :
A l’approche des élections régionales, venez comprendre cette institution : histoire, fonctionnement, domaines de compétences, etc. et saisir l’intérêt de la démocratie participative (contribuer à l’évolution de sa région).
Exposition « La Région, une collectivité au service des citoyens » réalisée par le CIDEM et la Ligue de l’Enseignement

. les projets : de l’idée à l’action
Informations sur la mise en œuvre de projets (rédaction de dossier de présentation, budget, etc.), les dispositifs d’aide à l’initiative (programme Envie d’agir, Projet Passion…), création d’association pour mineurs…
Avec la participation d’Association Junior et les permanences habituelles d’une conseillère de l’espace initiatives et du pôle Région Ile-de-France.


Pour s'y rendre:
101 quai Branly
75015 Paris
Métro Bir Hakeim ligne 6
RER C Champ de Mars

Source web: www.cidj.com
Par contat-europe77 - Publié dans : Evènements
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 00:03
A l'occasion des dernières élections européennes, la Fondation pour l'innovation politique dévoile aujourd'hui, lundi 1er mars 2010, les résultats d'un sondage réalisé par TNS Opinion auprès de plus de 15 000 Européens, qui met en relief les attentes des citoyens, en particulier des jeunes, à l'égard de l'Europe.

Quelques résultats significatifs


56 % des Européens (dont 65 % des 18-24 ans) pensent que dans le contexte général de la mondialisation, l’Union  européenne constitue une chance, mais seulement 46 % (dont 40 % de 18-24 ans et 51 % des plus de 55 ans) se déclarent intéressés par les élections européennes.

L'Union européenne doit investir en priorité dans l'éducation et la formation pour 47 % des 18-24 ans (contre 41 % dans l'ensemble de la population européenne), dans le changement climatique et la protection de l'environnement (28 % contre 23 %), dans les affaires sociales et l'emploi (28 % contre 27 %) ou dans la croissance économique (28 % contre 31 %).

62 % des 18-24 ans (72 % pour l'ensemble de la population européenne) préféreraient être informés par la télévision pendant la campagne pour les élections européennes, mais 46% (respectivement 28%) préféreraient l'être à travers un site internet récoltant l’ensemble des informations sur les élections, les candidats, les programmes.

Le vote reste l'un des meilleurs moyens de faire entendre son opinion par les responsables politiques? pour 40 % des 18-24 ans (contre 46 % de la population), mais aussi la participation à des débats avec des responsables politiques (22 % contre 20 %) ou à des manifestations (19 % contre 11 %).

Source: Enquête réalisée par TNS Opinion pour la Fondation pour l'innovation politique, en partenariat avec le Centre for European Studies, avec la contribution de la Fondation Robert Schuman et de la Fondation Konrad Adenauer, entre le 25 mars et le 15 avril 2009 dans les 27 États membres de l’Union européenne auprès de 15 130 Européens âgés de 18 ans et plus (par téléphone ou en face à face selon les pays).







Publié dans : News
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 12:16

L'année 2009 a été décrétée année européenne de la créativité et de l'innovation. Pour l'occasion, la Commission a même proposé un slogan : "Imaginer. Créer. Innover". La Tribune y va donc de sa suggestion : doter l'Union d'un symbole animalier.

 

"Un animal pour l'Europe ? Ce serait une excellente idée !", s'exclame le président de la commission des affaires constitutionnelles du parlement européen. Et si Jo Leinen est aussi enthousiaste, c'est parce que l'Union européenne souffre d'un déficit d'incarnation évident. "Un animal emblème rapprocherait l'Europe des citoyens", poursuit l'eurodéputé allemand. Nicolas Sarkozy a su donner durant six mois un visage à l'Europe. Mais le reste du temps, il est vraiment difficile pour les journaux d'illustrer les Vingt-Sept quand ils veulent montrer autre chose que des drapeaux, des bâtiments officiels ou des "photos de famille" !

 

Certains s'y risquent quand même. Récemment, pour accompagner un article sur la réponse européenne face à la crise financière, le New York Times a choisi la photo d'un taureau en bronze. Cela a dû ravir les Espagnols, mais tous les Européens se sont-ils reconnus dans cette représentation ? Les Américains ont-ils bien compris que l'on parlait de l'Europe et non pas de Wall Street, au beau milieu de laquelle mugit la célèbre statue "bullish"...

 

Le recours à la symbolique animalière viendrait compenser l'absence de statut officiel du drapeau aux douze étoiles et de l'"Ode à la joie" de Beethoven. Pour éviter que le traité de Lisbonne ne rappelle par trop la Constitution rejetée par les Français et les Néerlandais, tous les symboles — y compris ces deux-là — ont en effet été bannis du document promis à une ratification finale cette année. Les eurodéputés ont tout de même choisi de les reconnaître dans leurs murs car "ces symboles contribuent, selon eux, à unir et à donner une âme à l'Europe".

 

La majorité des pays membres ont déjà leur animal emblématique


Héritée de la tradition héraldique, la symbolique animalière perdure dans la plupart des pays de l'Union. Dans cette grande ménagerie européenne, le lion trône en maître absolu. De la Finlande à l'Espagne, en passant par le Royaume-Uni et la République tchèque, il figure en bonne place dans les documents officiels. Et pour cause, le roi des animaux incarne le pouvoir, la sagesse et la justice. L'aigle a, lui, la faveur des pays situés à l'est du Rhin. Allemands, Autrichiens et Polonais sont très attachés à ce symbole de force et de prestige. Les Français font, une fois encore, bande à part avec ce bon vieux coq apparu au temps où la Gaule était romaine. En latin, "Gallus" signifie à la fois "Gaulois" et "coq".

 

Selon nos détracteurs, aucun autre animal n'aurait pu mieux résumer l'esprit de clocher des Français : "c'est le seul animal qui continue de chanter, même du haut de son tas de fumier !", peut-on entendre railler certains de nos voisins. Autant dire qu'il y a peu de chances que la France impose sa mascotte.

 

Pour désigner l'animal symbolisant le mieux la diversité européenne, La Tribune a soumis une liste à la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen qui a accepté de nous aider.

Il a d'abord fallu faire une sélection en respectant des règles de base. A défaut de s'imposer de lui-même parce que seul représentant de son espèce dans le pays en question, comme le kangourou en Australie ou le kiwi en Nouvelle-Zélande, un animal emblème doit être représentatif d'une communauté.

 

Le premier sur la liste tire donc sa légitimité des origines onomastiques de notre continent. Dans la mythologie grecque, Europe, princesse phénicienne, fut enlevée par Zeus, qui prit soin de se métamorphoser en taureau blanc pour l'approcher sans l'effrayer. "Je ne peux imaginer un autre choix que le taureau, explique Michel Pastoureau, historien des emblèmes et de la symbolique animale. Ce serait tourner le dos à vingt-cinq siècles d'histoire qui ont constamment donné à l'Europe un taureau pour attribut." Le ruminant paraît donc incontournable dans ce bestiaire.

Mais d'autres suggestions méritent qu'on s'y attarde. Valéry Giscard d'Estaing avait par exemple choisi une "tortue-dragon" pour symboliser la rédaction de la Constitution européenne. Son petit compagnon en porcelaine était posé sur la table de la présidence lors des débats. Symbole de longévité, cette créature de la mythologie chinoise dotée d'un corps de tortue et d'une tête de dragon représentait pour le président "la démarche prudente qui aboutit à son objectif". Comme la Convention, "la tortue-dragon avançait de manière progressive pour saisir dans ses griffes, le moment venu, le texte final". On a vu le résultat. Sans doute vaut-il mieux s'en tenir à un animal existant.

 

Eric Baratay, spécialiste de l'histoire des relations entre l'homme et l'animal, considère en effet que le symbolisme d'un animal représentant l'Europe doit être simple : "il ne faut pas que les gens se posent de question." Alain Guggenbühl, de l'Institut européen d'administration publique, voit dans le processus d'intégration européenne le rythme propre à l'éléphant, "animal robuste, mais à la vitesse de déplacement lente".

 

Mario Telo, directeur de l'Institut d'études politiques de l'Université libre de Bruxelles, partage la même analyse mais pense plutôt à la tortue, la vraie cette fois, "forte, mais lente et non agressive". A première vue différents, les deux animaux affichent des caractéristiques symboliques comparables. Mais ils présentent aussi des inconvénients : la tortue est muette et l'éléphant ne vit pas sur le territoire européen. Ce qui, au passage, vaut aussi pour le lion, mais compte tenu qu'il rugit déjà dans une douzaine de pays européens, le roi des animaux se doit, par souci démocratique, de figurer dans la liste.

 

Jo Leinen a encore une autre idée. Etant donné que l'Union européenne s'est construite dans le refus de la guerre et que ses principales caractéristiques sont la paix et le dialogue, l'eurodéputé opterait pour la colombe. A en croire Eric Baratay, un oiseau serait effectivement un bon choix pour représenter la construction européenne : "c'est l'animal qui s'élève au-dessus des frontières, qui les transgresse." L'aigle incarne certes plusieurs pays européens, "mais il est trop belliciste". Le professeur d'histoire s'orienterait plutôt vers la chouette, incarnation de la sagesse. C'est d'ailleurs déjà l'animal emblème de la Grèce. "La chouette symboliserait l'Europe qui joue un autre jeu dans le concert des nations que celui du rapport de forces", poursuit-il.

 

La colombe ou le taureau ?


Le bestiaire composé d'un taureau, d'une tortue, d'un éléphant, d'un lion, d'une colombe et d'une chouette a été proposé aux membres de la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen. Parmi ceux-ci, l'ancien Premier ministre belge, Jean-Luc Dehaene, l'ancienne Premier ministre finlandaise, Anneli Jäätteenmäki, ou encore le conseiller de Nicolas Sarkozy pour les Affaires européennes, Alain Lamassoure.

 

Cette commission compte également quelques eurosceptiques qui ont préféré ignorer notre liste pour proposer avec humour : le crabe, le hérisson et le paresseux géant. Pour ceux qui ont joué le jeu, la tortue et l'éléphant, synonymes de "frein à main serré", n'ont pas convaincu. Le lion et la chouette ont fait à peine mieux, le premier jugé "cliché" et la deuxième "ennuyeuse".

 

Au dépouillement des questionnaires, deux animaux se partagent la première place : la colombe et le taureau. Ce dernier a suscité à la fois l'enthousiasme de certains députés dopés par leur goût prononcé pour l'arène - "toro, toro, toro !" - et la réticence d'autres qui le trouvent "sexiste", voire "agressif". Idem pour la colombe, pour les uns "magnifique symbole de la paix et aussi de la culture européenne si on choisissait la colombe dessinée par Picasso" mais "pas vraiment original" et "trop catholique" pour les autres. Il va donc falloir trancher. Et pourquoi cette tâche ne reviendrait-elle pas aux Européens eux-mêmes ? Ce serait en tout cas plus amusant et surtout moins assommant que les 448 articles de la Constitution...

 

Source: Yann-Antony Noghès, correspondant de La Tribune à Bruxelles

Par DP CCS - Publié dans : Débats
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 12:16

 


CIJ77 témoignages mobilité Europe.wmv

 

Par contact-europe77.over-blog.com - Publié dans : Vidéos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Texte Libre

"L'Europe n'a jamais existée : il faut vouloir créer l'Europe !"
Jean Monnet

Présentation

Catégories

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés